La fiscalité du REEE en bref

Cotisations au REEE : les cotisations versées dans votre REEE ne sont pas déductibles d’impôt (contrairement au REER).

Croissance à l’abri de l’impôt : les revenus de placement et les subventions gouvernementales fructifient sans imposition tant que les sommes demeurent dans le REEE.

Retraits pour les études : les cotisations seront retirées libres d’impôt, tandis que les subventions et les revenus – appelés « paiements d’aide aux études » (PAE) – sont imposables pour votre bénéficiaire.

Le REEE est-il déductible d’impôt?

La réponse courte : non. Les cotisations au REEE ne sont pas déductibles d’impôt et ne réduisent pas votre revenu imposable, contrairement au régime enregistré d’épargne-retraite (REER), par exemple.

Ce qui distingue surtout l’épargne-études des autres types de placement, ce sont les généreuses subventions qui s’y rattachent. Vos cotisations peuvent être bonifiées de 30 à 60 %1 grâce à l’aide gouvernementale, jusqu’à un maximum de 12 800 $2 par enfant au Québec.

Programme Bonification Maximum (par enfant)
Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) 20 % de base.
10 ou 20 % supplémentaire pour les familles admissibles.
7 200 $ à vie.
500 $ par année de base.
Jusqu’à 100 $ de plus pour les familles admissibles.
Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) 10 % de base.
5 ou 10 % supplémentaire pour les familles admissibles.
3 600 $ à vie.
250 $ par année de base.
Jusqu’à 50 $ de plus par famille admissible
Bon d’études canadien (BEC) Aucune cotisation requise. 2 000 $ à vie.
500 $ la première année.
100 $ chaque année suivante.

Croissance à l’abri de l’impôt : un avantage clé du REEE

L’un des grands atouts du REEE, c’est la croissance de ses revenus à l’abri de l’impôt. Tant que votre argent reste dans le régime enregistré d’épargne-études, les rendements générés ne sont pas imposables. Cette absence d’imposition du REEE pendant la phase d’accumulation permet à votre capital de fructifier plus efficacement, année après année.

Couple devant un document de finance

Date limite et plafond : optimiser votre stratégie fiscale

Gérer vos cotisations au REEE passe par deux éléments clés : respecter les dates qui conditionnent l’accès aux subventions et éviter de dépasser les plafonds qui entraînent des pénalités. En gardant ces règles en tête, vous maximisez l’impact réel de chaque dollar investi pour les études de votre enfant.

Date limite pour cotiser dans un REEE

Vous pouvez cotiser à votre REEE à tout moment, mais pour profiter pleinement des subventions gouvernementales de l’année en cours, vous devez le faire avant le 31 décembre. Une cotisation avant la fin de l’année permet donc d’optimiser votre stratégie fiscale globale. Sachez toutefois que ces subventions sont accessibles jusqu’à la fin de l’année des 17 ans de votre bénéficiaire, et que vous ne pouvez récupérer qu’une seule année de droits inutilisés à la fois.

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Plafond de cotisation du REEE et pénalités fiscales

Le REEE prévoit un plafond de cotisation à vie de 50 000 $ par bénéficiaire. Il est donc important de suivre vos versements – notamment si vous avez plusieurs comptes ouverts pour un même enfant – afin de ne pas dépasser cette limite.

En cas de dépassement, une pénalité fiscale de 1 % par mois s’appliquera sur le montant excédentaire, jusqu’à son retrait. Dans ce cas, vous devrez remplir le formulaire T1E-OVP en ligne pour déclarer vos cotisations excédentaires dans le REEE.

Comment déclarer le REEE dans le rapport d’impôt de votre bénéficiaire?

Le jeune doit inclure les paiements d’aide aux études (PAE) reçus dans sa déclaration d’impôt pour l’année où ils ont été versés. Un feuillet fiscal lui est émis à cet effet, accessible par téléchargement ou envoyé par la poste, et doit être joint à son rapport d’impôt. Comme le revenu d’une étudiante ou d’un étudiant est généralement plus faible pendant les études, le taux d’imposition et l’impact fiscal demeurent souvent limités.

Pour vous simplifier la tâche, découvrez notre outil d’aide à la préparation des impôts : un aide-mémoire pratique pour ne rien oublier au moment de remplir votre déclaration.

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Si votre enfant ne poursuit pas d’études, que se passe-t-il avec ses PAE?

Si votre bénéficiaire ne s’inscrit pas à des études postsecondaires admissibles ou cesse ses études, les paiements d’aide aux études (PAE) ne peuvent pas être versés. Cela dit, rien ne presse : un REEE peut rester ouvert pour une durée de 35 ans. Vous avez donc le temps d’évaluer vos options.

Si vous avez d’autres enfants plus jeunes, vous pouvez aussi leur transférer les sommes accumulées sans impact fiscal3. Si le changement de bénéficiaire n’est pas possible, le REEE sera alors fermé ou réorganisé, et les règles fiscales changeront. Vos cotisations pourront alors être récupérées sans impôts, mais les subventions gouvernementales devront plutôt être remboursées aux gouvernements fédéral et provincial.

En ce qui a trait aux revenus accumulés dans le régime, ils pourront être retirés sous forme de paiement de revenu accumulé (PRA).

Le paiement de revenu accumulé (PRA) en bref

Le paiement de revenu accumulé (PRA) est un montant payé à la souscriptrice ou au souscripteur d’un compte d’épargne-études. Il comprend les gains reçus des cotisations et des subventions versées dans le REEE.

  • Si vos droits de cotisation accumulés dans votre REER le permettent, il est possible d’y transférer votre PRA et de récupérer tous vos rendements sans impact fiscal.
  • En dernier recours, vous pouvez encaisser votre PRA, mais il sera soumis à deux impôts : l’impôt régulier sur votre revenu (selon votre taux marginal d’imposition), ainsi qu’un impôt spécial de 12 % au Québec, et de 20 % ailleurs au Canada.

FAQ sur la fiscalité du REEE