
Saviez-vous que les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) ont été créés dans les années 1970? Bien que mettre de l’argent de côté pour les études soit un concept bien ancré dans le monde moderne, l’épargne-études à proprement parler n’est pas encore connue de tous les parents au Québec.
En 50 ans, les gens ont eu amplement le temps de se raconter quelques histoires, sans toutefois vérifier leur validité. Mais la réalité, c’est que des milliers de dollars en subventions gouvernementales sont à votre portée pour le financement des études de vos enfants avec le REEE. Il ne faudrait pas passer à côté en raison de quelques fausses croyances à son sujet, pas vrai?
Le REEE en bref
- Le REEE est accessible aux familles canadiennes admissibles.
- Les subventions peuvent bonifier votre épargne jusqu’à 12 800 $1.
- Les fonds ne servent pas uniquement à payer les frais de scolarité.
- Les cotisations demeurent la propriété de la personne qui souscrit au REEE.
- Plus de 8 000 programmes d’études sont admissibles au décaissement.
Pour vous aider à bien comprendre l’épargne-études, commençons donc à clarifier certains mythes populaires!
Mythe 1 : l’éducation est gratuite au Québec
Faux. Si les études primaires et secondaires sont peu coûteuses, les études postsecondaires représentent une dépense importante que peu de parents anticipent pleinement dans leur budget familial.
En 2025, le coût d’un parcours postsecondaire comprenant deux années collégiales et trois années universitaires était évalué à 105 000 $2 si votre enfant devait quitter la maison pendant ses études. Dix ans plus tard, ce même parcours pourrait coûter près de 132 000 $2 – une fois combinés les frais de scolarité, l’ordinateur, les livres, le transport, le logement, la nourriture, les dépenses imprévues… et l’inflation!
Plusieurs facteurs vont influencer le coût des études, alors en attendant de connaître les choix de votre enfant, il est préférable de commencer à s’y préparer dès que possible.
Mythe 2 : le CELI ou le REER est plus avantageux que le REEE
Pas du tout. Le REEE offre des avantages que ni le CELI ni le REER ne proposent : des subventions gouvernementales directes qui s’ajoutent à vos cotisations. Au Québec, l’ensemble des subventions fédérales et provinciales peut augmenter votre épargne familiale de 30 à 60 %4, selon votre situation financière.
| Subvention | Admissibilité | Montant disponible par enfant |
|---|---|---|
| Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) | Pour les familles canadiennes | Jusqu’à 7 200 $ |
| Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) | Pour les familles québécoises | Jusqu’à 3 600 $ |
| Bon d’études canadien (BEC) | Pour les familles canadiennes financièrement admissibles | Jusqu’à 2 000 $ |
De plus, même si les cotisations au REEE ne sont pas déductibles d’impôt, les sommes fructifient à l’abri de l’impôt tant qu’elles restent dans le régime. La principale différence avec le REER ou le CELI, c’est que le REEE a été spécialement conçu pour les études.
REEE, REER, CELI, CELIAPP et REEI : explorez leurs différences grâce à notre aide-mémoire.
Mythe 3 : l’épargne-études, c’est pour les familles aisées
Non. Le REEE est accessible à toutes les familles, peu importe leur revenu. Certaines familles à revenu plus modeste peuvent même être admissibles à des subventions supplémentaires pour la SCEE et l’IQEE, en plus du Bon d’études canadien (BEC). Cette dernière subvention permet aux familles financièrement admissibles de recevoir jusqu’à 2 000 $ par enfant né après le 31 décembre 2003, sans même avoir à cotiser au REEE. Il suffit d’ouvrir un compte pour en faire bénéficier son enfant3.
Mythe 4 : je perds tout si mon enfant ne va pas à l’université
Faux. Premièrement, le capital investi appartient toujours au souscripteur ou à la souscriptrice, peu importe le choix que fera le ou la jeune bénéficiaire après ses études secondaires.
Deuxièmement, les programmes admissibles ne se limitent pas à l’université : plus de 8 000 sont reconnus, incluant les programmes d’études collégiales (DEC) préuniversitaires ou techniques ainsi que les programmes d’études professionnelles (DEP).
Troisièmement, si votre enfant ne fait pas d’études postsecondaires, vous pouvez toujours :
- transférer les fonds vers le REEE d’un autre enfant3;
- transférer les sommes dans votre épargne-retraite3;
- utiliser le capital et les intérêts cumulés3 pour épauler votre jeune dans un autre projet, comme l’achat de sa première maison!
En plus, le REEE a une durée de vie de 35 ans, ce qui laisse amplement le temps à votre enfant d’explorer et de définir son avenir.
Mythe 5 : le REEE sert uniquement à payer les frais de scolarité
Faux. Une fois retiré, l’argent d’un REEE peut couvrir toutes dépenses liées aux études postsecondaires : le matériel scolaire, un ordinateur, l’épicerie, le loyer, ou même une voiture si elle est nécessaire pour se rendre aux cours. Pour que vous puissiez procéder aux retraits, votre bénéficiaire doit simplement présenter une preuve d’inscription dans un programme admissible.
En résumé
Ces cinq mythes ont la vie dure, mais la réalité est plus simple – et plus rassurante – qu’on le pense : l’épargne-études est accessible à toutes les familles, elle est bonifiée par des subventions généreuses, et elle reste flexible peu importe ce que le futur vous réserve. Lorsqu’il est bien intégré à votre planification financière familiale, le REEE devient un moyen concret de bâtir l’avenir éducatif de vos enfants.
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FAQ sur le REEE
Oui. Qu’elles soient petites ou grandes, vos cotisations vous donnent accès aux subventions gouvernementales et peuvent générer des rendements au fil du temps. C’est l’un des avantages de commencer à cotiser tôt en épargne-études.
Au Québec, un ou une bénéficiaire admissible peut recevoir jusqu’à 12 800 $1 à vie en subventions fédérales et provinciales. Le plafond de cotisations admissibles à la SCEE et à l’IQEE est de 2 500 $ par année, et vous avez jusqu’à la fin de l’année civile des 17 ans de votre bénéficiaire pour les cumuler, sous certaines conditions.
Absolument. Il est possible de récupérer vos droits aux subventions inutilisés. En plus de la cotisation annuelle de 2 500 $, vous pouvez y ajouter 2 500 $ et ainsi obtenir des subventions sur un maximum annuel de 5 000 $ en cotisations.
Non. Même s’il est recommandé de commencer tôt, il est encore possible d’ouvrir un REEE pour votre ado et d’obtenir les subventions auxquelles il ou elle a droit jusqu’à la fin de l’année civile de ses 17 ans. Vous devez toutefois respecter certaines conditions avant ses 15 ans.
1. Le montant maximum versé à vie par bénéficiaire est de 7 200 $ pour la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) et de 3 600 $ pour l’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE). Le Bon d’études canadien (BEC) peut atteindre 2 000 $ par bénéficiaire, pour un enfant né après le 31 décembre 2003 et dont la famille est financièrement admissible. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus sur Kaleido.ca.
2. Coût approximatif pour terminer deux années de cégep et trois années d’université au Québec. Augmentation annuelle de 3,45 % sur les frais de scolarité. Logement inclus et augmentation annuelle de 2,1 % sur les frais de subsistance pour les étudiants et étudiantes qui se trouvent à l’extérieur du domicile familial. Ces coûts peuvent varier en fonction de plusieurs facteurs, tels que le programme et la durée. Sources : ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Famille, Statistique Canada et Société canadienne d’hypothèques et de logement.
3. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus sur Kaleido.ca.
4. Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 à 40 %, et Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) de 10 à 20 %, selon le revenu net familial rajusté. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus sur Kaleido.ca.


