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Pandémie: comprendre et gérer l’anxiété chez les tout-petits

22 mai 2020

Votre tout-petit est plus anxieux depuis le confinement? Ou alors, vous êtes inquiet par rapport au déconfinement et au retour en milieu de garde? Vous craignez la réaction de votre enfant lors de cette transition? Voici quelques pistes de réflexion et de solution.

Une définition de l’anxiété

L’anxiété, c’est le fait de surestimer la probabilité qu’un événement malencontreux survienne tout en sous-estimant notre capacité à y faire face. C’est avoir un faible sentiment de contrôle sur la situation. Sans grande surprise, les tout-petits ont peu de contrôle sur beaucoup d’aspects de leur vie. Alors pourquoi ne pas leur en offrir un peu, par exemple en leur donnant des options lorsque possible? S’ils ont soif, on peut leur proposer soit du lait, soit de l’eau. Ou encore, les inviter à faire un choix entre deux chandails à enfiler pour la journée. On peut également les accompagner dans le développement de leur autonomie, qui est l’enjeu développemental central entre 18 et 36 mois, en leur offrant des défis à leur mesure. Ce faisant, on leur fait vivre des réussites et on leur permet d’augmenter leur sentiment de compétence, qui est une composante de l’estime personnelle.

Les manifestations de l’anxiété

Chez les tout-petits, l’anxiété peut se manifester de diverses façons :

  • Comportements régressifs (pour l’apprentissage de la propreté, le suçage de pouce, le délai d’endormissement, par exemple)
  • Opposition
  • Agressivité
  • Rigidité
  • Pleurs
  • Excès de colère
  • Besoin accru de la proximité de l’adulte
  • Crises plus fréquentes

En bref, il y a un changement dans le comportement habituel de votre enfant. Rassurez-vous : ce changement est généralement transitoire lorsqu’expliqué par une situation particulièrement anxiogène comme un confinement et un déconfinement, un deuil, un déménagement, un changement majeur dans la vie de l’enfant, etc.

Les stratégies de gestion de l’anxiété

  • Malgré que cette anxiété soit souvent transitoire, il est impératif d’accompagner nos tout-petits dans cette émotion fort complexe, envahissante et désagréable. Notamment, on évite de chicaner notre enfant pour ses comportements régressifs (par exemple, un enfant qui avait acquis la propreté qui a plus « d’accidents » depuis un temps)
  • On évite de le culpabiliser à ce sujet ou de l’humilier

On mise plutôt sur des stratégies parentales bienveillantes comme :

  • Refléter l’émotion qu’on observe (« Je vois que tu es fâché/triste/que tu as peur. »)
  • Offrir du soutien (« Aurais-tu besoin d’un câlin? », par exemple)
  • Répondre au besoin accru de proximité (Non, on ne peut pas trop prendre notre enfant dans nos bras!) ;)
  • Encourager notre enfant à prendre sa suce, son biberon, son toutou, sa doudou… ou tout autre objet de réconfort

Le retour en milieu de garde

Ce retour arrivera bien assez vite. Mais attention : en tant que parent, vous avez le choix d’envoyer ou non votre enfant dans son milieu de garde. Faites-vous confiance, restez à l’écoute de ce que vous jugez être le meilleur pour votre tout-petit et respectez vos convictions. Si vous avez envie ou besoin (pour des raisons personnelles ou professionnelles) d’envoyer votre enfant dans son milieu de garde, vous avez le droit!

Dépendamment de la réaction de votre enfant lors de sa réintégration en milieu de garde, vous pourrez y aller graduellement, si votre situation vous le permet et si c’est ce dont votre enfant a besoin. Communiquez avec son éducatrice pour qu’elle adapte ses méthodes d’intégration aux besoins de votre tout-petit afin que la transition se fasse de manière bienveillante et en douceur.

Quoi que vous fassiez, c’est VOTRE décision et il importe que vous vous sentiez à l’aise avec celle-ci. Votre enfant le ressentira et se sentira plus en confiance et en sécurité.

Profitez du coaching familial inclus avec votre REEE pour aider votre enfant à gérer son anxiété.

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