Retour vers Notre blogue

L’investissement durable : plus qu’une «mode verte»

Écrit par : Kaleido

1 février 2021

L’investissement durable en constante évolution

Vous avez peut-être déjà entendu parler d’investissement durable ou responsable, de placements écologiques ou même de normes ESG (Environnementales, Sociales et de Gouvernance).

Chez Kaleido, nous avons choisi d’emboîter le pas de l’investissement durable et, si le concept gagne toutes les sphères de l’économie un peu partout sur la planète, il n’en reste pas moins que le commun des mortels a du mal à s’y retrouver.

Qu’en est-il de cette tendance vers l’investissement responsable ? Est-ce seulement une mode passagère ? Ces pratiques d’investissement génèrent-elles de véritables impacts positifs ?

Un placement nouveau, pas si nouveau

Rappelons que ce qui peut sembler récent est, en fait, une tendance lourde qui se déploie depuis plus de 30 ans. On parlait déjà timidement, dans les années 80, d’investissement « socialement responsable », mais c’est à la fin des années 90 que l’offre grandissante de fonds communs de placement a propulsé la popularité des portefeuilles à vocation « éthique » et « écologique ».

Il faut dire que les investisseurs de l’époque disposaient d’un assez mince éventail de possibilités, souvent au prix de compromis en termes de rendement. Mais les temps ont bien changé, heureusement ! Il existe aujourd’hui une foule de possibilités pour l’investisseur avisé, grâce à la mise en place de normes internationales et d’associations vouées au développement de l’investissement responsable.

Vous avez dit critères ESG ?

On les nomme souvent ces fameux critères ESG, Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance d’entreprise, mais sans vraiment les expliquer. En voici donc un aperçu.

Les critères environnementaux sont les plus connus. Que ce soit par l’entremise de votre REEE, de votre CELI ou de votre REER, vous voudrez que votre argent soit investi dans des entreprises ou des initiatives qui ont un impact positif sur l’environnement. Les exemples sont nombreux : projets de réduction des gaz à effet de serre ou de la pollution de l’eau, technologies qui améliorent l’efficacité du recyclage ou entreprises qui travaillent à la préservation de la biodiversité. En plus de favoriser certains secteurs, l’investisseur ESG voudra également réduire ou cesser sa participation dans des industries problématiques pour l’environnement, comme le charbon.

Les critères sociaux, eux, réfèrent davantage aux personnes et aux collectivités. Le traitement équitable des travailleurs, l’égalité des sexes et, particulièrement, le travail des enfants, sont des enjeux notoires. Les relations qu’une entreprise entretient avec ses clients, ses fournisseurs et sa communauté sont aussi importantes lorsqu’un gestionnaire de portefeuille choisit d’y investir des milliers, voire des millions de dollars.

Les investisseurs et les gestionnaires de fonds sensibles aux normes ESG vont également favoriser les projets qui améliorent l’accès à l’éducation et à se retirer d’industries comme l’armement ou le tabac à cause de leurs impacts négatifs sur les sociétés.

Les critères de gouvernance, enfin, sont moins abstraits qu’ils n’y paraissent : ils font référence à la façon dont une entreprise est dirigée et administrée. Pensons à des normes qui prennent en compte le traitement des employés, la transparence et l’honnêteté dans la direction et les saines relations avec le conseil d’administration.

Un rendement qui dépasse les bonnes intentions

Aujourd’hui, même si l’adhésion aux critères ESG se fait davantage sur une base volontaire, de plus en plus d’organismes et d’associations mettent en place des mécanismes pour encadrer, mesurer et favoriser les meilleures pratiques en investissement durable.

Résultat : des grands investisseurs institutionnels aux caisses de retraite, en passant par les planificateurs financiers et les courtiers « du dimanche », les acteurs du monde financier y sont de plus en plus sensibles… et actifs ­! Leurs achats d’obligations, d’actions, de fonds négociés en bourse ou de fonds communs se font de plus en plus avec la préoccupation de contribuer au mieux-être des populations. Ça représente des sommes colossales.

L’Association canadienne pour l’investissement responsable (AIR), dont Kaleido est membre associé, compte aujourd’hui plus de 450 membres et leurs actifs sous gestion regroupés totalisent plus de 2 100 milliards $ ! C’est dire toute l’influence que ceux-ci peuvent exercer, ensemble, pour mieux relever les importants défis sociaux et environnementaux de notre monde.  

Côté rendements, ça se comporte comment, l’investissement durable ?

Plutôt favorablement ! Selon l’AIR, les investisseurs semblent avoir compris qu’une gestion de portefeuille qui tient compte des facteurs ESG procure un meilleur rendement à long terme, ajusté selon le risque. Autrement dit : les initiatives et les entreprises qui participent à l’amélioration des sociétés et de l’environnement semblent avoir un meilleur potentiel à long terme et seraient mieux outillées pour faire face aux coups durs.

Une simulation faite par l’AIR et MSCI démontre que 100 $ investis en 2007 vaudraient, en 2020, quelque 25 % de plus s’ils avaient été placés via des investissements responsables ESG, soit plus de 171 $ contre 137,35 $ dans les placements traditionnels. Bien sûr, le passé n’est jamais garant de l’avenir, mais l’exercice a mis en lumière le potentiel de rendement de l’investissement responsable.

 

Bref, qu’il s’agisse pour les investisseurs d’améliorer leur ratio risque/rendement ou de contribuer à une évolution favorable du monde de la finance grâce à des pratiques plus respectueuses de l’environnement et des populations, tous les chemins mènent à l’investissement responsable !